Sky Productivity Suite : la suite collaborative qui ne quitte pas la Tunisie
Microsoft et Google font de très bons produits. La question n’est pas là. La correspondance d’une entreprise tunisienne qui vit sur un serveur étranger relève d’un droit étranger, et peut y être réquisitionnée sans que personne à Tunis n’en soit informé. C’est le seul sujet.
Sky Productivity Suite réunit le courrier, les agendas, les contacts, les tâches, les notes, les fichiers et la discussion instantanée dans une seule fenêtre, sur une infrastructure que nous exploitons ici. Cet article ne décrit que ce qui est en service sur la plateforme — pas une feuille de route.
Ce que ça remplace
Exchange et Microsoft 365 du côté de Microsoft, Gmail et Workspace du côté de Google, et à côté d’eux Teams, Meet, Zoom, Slack, OneDrive, Drive, Dropbox — c’est-à-dire, dans la plupart des entreprises, cinq contrats, cinq factures, cinq mots de passe, et le jour d’une panne cinq numéros à appeler.
Ici : un compte, un contrat, un interlocuteur à Tunis. Ce n’est pas seulement une affaire de facture — c’est une chose de moins à administrer, et une dépendance de moins le jour où l’un des cinq change ses conditions.

Ce que « hébergé en Tunisie » veut dire concrètement
Trois faits, pas un slogan.
Une seule juridiction. Vos données sont hébergées en Tunisie, par un opérateur tunisien, et le contrat est conclu en Tunisie. Vos messages sont stockés sur des serveurs situés sur le territoire et relèvent du droit tunisien.
Un socle libre et auditable. Nous exploitons, paramétrons et complétons des moteurs d’infrastructure éprouvés à une échelle sans rapport avec la nôtre ; ce n’est pas un logiciel écrit par nous pour vous. Un DSI ou un commissaire aux comptes peut examiner ce qui tourne — un argument qu’aucune liste de fonctionnalités ne remplace. La conformité de notre service de discussion aux spécifications ouvertes se contrôle d’ailleurs depuis un service de test indépendant, sans nous demander notre avis.
Nous ne nommons pas nos composants dans un document commercial : la robustesse d’un moteur tiers n’est pas la nôtre, et la liste de ce qui tourne renseigne autant un attaquant qu’un acheteur. Votre DSI la reçoit en annexe technique, sur demande, avec les versions et les références publiques qui permettent de la vérifier.
Ce qui est dit de l’administration, et ce qui ne l’est pas. Aucun outil d’administration ne donne accès au contenu d’une boîte — ni chez vous, ni chez nous. Nous ne prétendons pas pour autant qu’un opérateur d’infrastructure soit aveugle : un administrateur système dispose de la machine et des sauvegardes, chez nous comme partout ailleurs, et quiconque affirme le contraire vous ment ou se trompe. Ce qui se contrôle, c’est l’outillage, le contrat et la juridiction.
Enfin, une garantie que l’on nous demande souvent : une adresse libérée reste réservée cinq ans. Celle que vous avez donnée à votre banque n’est pas remise en service pour quelqu’un d’autre l’année suivante.
Ce que les équipes ont entre les mains
Pas un catalogue. Cinq choses qui se racontent, et qui occupent l’essentiel d’une journée de travail.
Trouver une heure qui convient à tout le monde. On ajoute les invités, la journée s’affiche avec les créneaux occupés de chacun, et le système propose les heures où tout le monde est libre — sans révéler le détail des rendez-vous, le serveur ne communiquant que « occupé ». Les heures de bureau se déclarent matin et après-midi, jour par jour : personne ne se voit proposer une réunion pendant la pause déjeuner. Et la salle s’invite comme une personne : elle répond seule en une à deux minutes, et un refus dit pourquoi — déjà réservée, hors horaires, trop loin dans le temps. C’est la fonction pour laquelle tant d’entreprises paient encore Exchange.
Un message qui devient un rendez-vous, ou une tâche. La plupart de ce qu’une équipe a à faire arrive par courriel ; ce qui coûte du temps n’est pas de le décider, c’est de le recopier. Le titre et le texte viennent du message, la date aussi quand il en donne une — et sinon le formulaire l’écrit en toutes lettres au lieu d’inventer une date qui aurait l’air juste. C’est le formulaire de l’agenda, pas une fenêtre à part : inviter, réserver une salle, poser un rappel s’y font de la même façon qu’ailleurs.
Des tâches de projet qui déclarent ce qu’elles attendent. « Celle-ci commence quand celle-là finit » : le lien est écrit dans le format ouvert et normalisé des agendas, pas dans une base qui nous appartient. Une frise se dessine à partir de ces liens, les jalons y sont des dates qui ne durent pas, et deux tâches qui s’attendent l’une l’autre sont refusées à la saisie — un planning impossible se découvre au moment où on l’écrit, pas trois semaines plus tard devant un comité.
Se parler sans écrire un courriel. La discussion instantanée s’ouvre dans la même fenêtre, avec le même compte, et la liste de vos collègues est déjà constituée depuis l’annuaire de l’entreprise : personne à ajouter, personne à accepter. Une arrivée ou un départ est un seul geste, et les deux accès suivent. Le chiffrement de bout en bout est disponible pour les échanges qui le demandent : le serveur transporte alors sans pouvoir lire.
La place qu’il reste, écrite en clair. Au bas des dossiers, une barre nommée — « 836 Mo sur 1000 Mo », 84 %, et une couleur qui change en approchant de la limite. Personne n’apprend que sa boîte est pleine en s’apercevant qu’un message n’est jamais arrivé.

À cela s’ajoutent les notes — rangées dans la boîte aux lettres elle-même, donc mêmes quotas, mêmes sauvegardes et mêmes partages que le courrier — et l’espace de fichiers du compte, accessible depuis la messagerie comme depuis l’explorateur du poste, où un document s’ouvre dans le navigateur pour être lu et partagé sans être téléchargé. Rien n’atterrit sur le poste, donc rien n’y traîne.
Un mot sur la visioconférence, parce qu’il vaut mieux le dire ici qu’à la première réunion à six. L’appel audio et vidéo à deux est inclus, et il est chiffré de bout en bout : personne au milieu ne peut l’écouter, nous compris. La réunion à plusieurs demande un pont qui mélange les flux ; nous l’installons sur un serveur dédié à votre seule organisation, dimensionné sur vos usages, en Tunisie comme le reste — c’est une ligne de devis, pas une case à cocher. Le trafic d’une visioconférence croît avec l’usage réel et non avec le nombre de comptes : le noyer dans un prix par boîte donnerait un prix faux.
Le serveur parle la langue des postes
Le webmail s’ouvre dans le navigateur, sans rien installer. Les logiciels et les téléphones déjà en place s’y connectent avec les réglages standards — IMAP pour le courrier, CalDAV pour les agendas, CardDAV pour les contacts, XMPP pour la discussion. Un poste neuf est opérationnel en quelques minutes, sans projet de déploiement, et un téléphone reçoit le carnet d’adresses de l’entreprise sans passer par un compte Google ou Apple.

Une exception, que nous préférons dire tout de suite : sous Outlook pour Windows, le courrier se connecte seul, tandis que l’agenda et les contacts passent par un module complémentaire. C’est un point que nous regardons avec vous avant toute bascule, pas après.
La migration
Le vrai frein au changement n’est pas le prix : c’est la crainte de perdre dix ans de correspondance, ou de perturber les équipes pendant une semaine.
La copie tourne pendant que l’ancienne messagerie fonctionne encore. Les boîtes sont recopiées telles quelles depuis Google, Microsoft ou un hébergement cPanel — arborescence de dossiers, messages lus et non lus compris. La bascule se décide quand tout est vérifié, pas quand la copie commence.
Pour chaque boîte, nous relevons le nombre de messages avant et après, dossier par dossier. Tout écart vous est expliqué avant la bascule, pas après. Le résultat des contrôles vous est remis, pas seulement promis.
Et pour les références, nous n’inventerons rien : la première migration a été la nôtre. Le journal est public, incidents compris. Les adresses, elles, ne changent pas — personne n’a à prévenir ses clients.
La réversibilité
Ce qui entre ressort, dans les mêmes formats ouverts. Ce n’est pas une clause de contrat que l’on pourrait réécrire : c’est une propriété des protocoles employés. Vos messages sortent en IMAP, vos agendas et vos tâches — dépendances comprises — dans le format normalisé des calendriers, vos contacts dans celui des carnets d’adresses. Aucune serrure sur la sortie : rester doit être un choix.
Par où commencer
Trente minutes, avec votre dernière facture sous les yeux. Nous ne commençons pas par notre prix : il ne veut rien dire seul. Nous commençons par ce que vous payez aujourd’hui, par siège et par mois, en devise — et par ce que coûte l’alternative de ne rien faire. Une migration se prépare avant un réengagement annuel, pas après.
Vous étudiez une sortie de Microsoft 365 ou de Google Workspace, ou vous voulez simplement savoir ce que votre correspondance coûte réellement ? Découvrez nos services ou parlons-en. Le service grand public tourne sur la même plateforme : smail.tn.